La course du tertre est bien une course familiale très conviviale ! Ça, vous pouvez en être sûrs ! Samedi matin après un lever difficile, je suis parti faire quelques courses pour faire des macarons. Quel rapport vous allez me demander… et je vous répondrai qu’il n’y en a aucun, si ce n’est que leur confection m’a presque mis en retard pour mon départ pour la course du tertre (voir mon autre billet) ! En route vers 13h30, j’arrive sur place pour 14h10 environ. L’animation est déjà au rendez-vous autour de l’église Saint Pierre de Montmartre. C’est vraiment l’organisation des familles… on récupère son dossard dans une salle comble, pas d’épingle à nourrice… on se débrouille comme on peut. Le temps a décidé d’être de la partie finalement, et je pense en particulier à ce moment là aux écotrailer… qui doivent bénir le ciel de sa clémence (non c’est pas l’église qui me donne ce ton lyrique !) Je me change, découvre le paquet cadeau de la course et son t-shirt en coton (qui va probablement finir sa vie en Birmanie au prochain décollage humanitaire… il servira plus là bas que dans mon placard) et je pars m’échauffer… je croise Philippe, muni de son appareil photo avec un magnifique objectif Sigma 70-300. (Le 300 me rend jaloux le mien n’est “qu’un” 19-200) Je sais déjà qu’il va faire de belles photos de la course. Je suis très touché de sa présence, il n’avait aucune obligation à venir, et c’est par simple solidarité runnosphèrienne (je suppose) qu’il est venu ! En tout cas merci ! Ton soutien m’a été précieux !
Le départ est donné vers 15h00, au milieu des touristes, des badauds et des curieux. Les policiers tentent tant bien que mal de faire comprendre à tout ce petit monde qu’il vaudrait mieux pour tous qu’ils évident de traverser n’importe comment et la circulation est assurée par un nombre relativement important de bénévole. Le départ est tiré au coup de feu (oui oui !) et les 500 coureurs s’élancent dans la première descente ! Ma chaussure ne s’est pas enlevée cette fois-ci, et j’étais plutôt bien placé proche de la ligne de départ virtuelle (aucune ligne visible ne signale le départ). Je me retrouve à voir la tête de course après les quelques premières encablures. Je sais que je ne pourrai pas suivre le rythme de la tête de course mais c’est tout de même rassurant de ne pas être complètement dans les choux au bout de 250 mètres ! La première montée commence à écrémer le peloton et 1,5km plus loin, au milieu du premier tour, je me retrouve déjà assez seul. Impossible de me protéger du vent ou de trouver un coéquipier avec qui courir. Le premier tour est marqué par une organisation pas encore complètement étanche aux voitures… obligé de slalomer dans une descente entre une mobylette, un scooter et deux voitures, qui se feront bien engueuler par les forces de l’ordre (logique !)
Le parcours n’en fini pas de descendre et déjà j’ai peur de la remontée vers le sacré-cœur. Le dernier kilomètre du tour est intégralement en monté… et on sent les jambes lourdes. Mon coach m’a demandé de ne pas dépasser une côte 6 (sur une échelle de 1 à 10)… je sais déjà que la montée me mettra plus haut, mais tant pis, je suis là pour me faire plaisir. Me voila au bout des 3,5km à passer devant le sacré-cœur, et Philippe est là pour me soutenir et m’encourager ! Je passe ce premier tour en 12 minutes… c’est rapide… très rapide ! Comme à mon habitude, j’ai soif, très soif… et ça se voit… la bave blanche du crapaud n’atteint pas le haut de la bute sans cracher -beurk-. Je saisi au vol un gobelet tendu par un gai-luron en uniforme de garde révolutionnaire au tambour… et peut boire une gorgée… Le ravitaillement est cette fois-ci bien placé, mais la descente qui s’enchaine à la suite ne permet pas vraiment de boire… on s’humidifie la bouche tout au plus.
Le deuxième tour est laborieux et je me fais dépasser par un groupe de 3 personnes. Je n’y prête pas attention, je ne suis pas là pour la performance, simplement pour prendre du bon temps. Une descente, une montée, je croise deux fois Caroline qui filme mes passages. On rattrape déjà les concurrents les plus lents… et la montée interminable… interminable… qui nous met minable… Ma mère, dévouée elle aussi, me tend un gobelet d’eau à mon deuxième passage devant l’église.
Et le troisième et dernier tour arrive. Une longue descente… des petits faux-plats… des relances… le parcours est très difficile, très technique… je dirais même stratégique. Il faut savoir se reposer en gagnant du temps dans les descentes pour pouvoir le reperdre dans les montées… Et les faux plats ne sont vraiment pas là pour aider. Je me fais à nouveau dépasser à deux reprises pendant ce dernier tour : une fois à 2km de l’arrivée l’autre fois à 600 mètres de la ligne. Je me dis que j’ai vraisemblablement servi de lièvre pendant 4/5 km (mes oreilles ne me trompent pas : logique pour un lièvre). 250 mètres avant l’arrivée, je suis incapable de m’empêcher de lancer un sprint. Je rattrape aisément le deuxième concurrent qui m’avait mis 10 mètres, je le sens prêt à en découdre… Il lâche également son sprint. On ne devrait pas parler de sprint mais de slalom tellement la population est dense (beaucoup de participants finissant leur deuxième tour…). Mon système anaérobie déclenché, je rattrape sur la ligne le concurrent des 2km… ne pouvant m’arrêter au passage des tapis de chronométrage je me dirige droit vers le stand boisson. Je prends quelques secondes pour me remettre de mes émotions… Et je veux regarder mon temps : je m’aperçois que mon sportband est en pause depuis le 3ème kilomètre… j’ai dû le faire taper contre le cardio dans une descente… je n’ai donc ni mon temps, ni le kilométrage (qui n’aurait de toute façon pas été très précis vu le profil de la course).
Un concurrent me tape dans le dos et s’exclame : “comment on appelle une remontée comme ça ?” C’est le “client” des deux kilomètres… je rigole “un sprint” ! Je suis rapidement rejoint par Philippe, ma compagne et ma mère… l’ambiance est généreuse et conviviale… J’apprends dans l’heure qui suit (sans aller à la remise des prix) que je fini 25ème au général, 17ème dans ma catégorie en 39’01”. J’attends maintenant de voir si le nombre de points du Paris Running Tour va être mis à jour ! Le panaché est mérité… et comble ma soif !
Je remercie en particulier Philippe : il a publié une grosse centaine de photos sur flicker, et Caroline pour ses vidéos… (je posterai les vidéos un peu plus tard)
crédit photo : jahom autre lien vers des photos : Athlepix
Il y a quelques semaines, Bastien a gagné sur Jiwok un dossard pour le Marathon de Paris. Ne pouvant être sur la capitale ce jour là, et après quelques hésitations de ma part, il me l’a donné ! Merci beaucoup Bastien : grâce à toi j’ai vraiment passé une très belle journée.
David était en plein entrainement depuis plusieurs semaines pour boucler son Marathon sous les trois heures. Il m’a dit une fois “si tu le fais, je vais avoir la pression, va falloir que je me bouge” et j’ai retâter le terrain en lui disant que ça ne faisait pas partie de mes objectifs de l’année ce marathon de Paris, même si je récupérais un dossard, la réponse “oui mais même, le fait de savoir que tu seras là…” J’ai donc soigneusement choisi de ne pas lui dire que Bastien m’avait gentiment donné son dossard… Et jusqu’à la ligne d’arrivée, David n’a rien remarqué, mission accomplie !
J’étais quand même dans le doute : on s’est entrainé deux fois la semaine dernière ensemble, genre sortie longue de 27km et une sortie de 8km, curieux pour pour faire des 10km :) j’ai le même plan que lui exactement ! Curieux aussi le régime dissocié ! Mais la ruse à tenue…
Elle a tenue, mais pas devant tout le monde : c’était un secret de polichinelle pour certains ! Virginie était dans la confidence, et David Leurion, le podologue l’était aussi, tout comme Bastien bien évidemment… et en fait quasiment toute la runnosphere… Lors de la dernière Pasta Running Party, j’ai rougi comme une tomate lorsque Nicolas (alias Noostromo) m’a demandé “et toi tu le cours dimanche ?” avant d’ajouté “de toute façon j’ai regardé ton numéro de dossard !”. Et Maya d’en rajouter le lendemain : “je vois le marathon dans ton calendrier Google, c’est normal ?”. Hum !
J’avais donc un beau dossard rouge 3h00, mais Baptiste mon coach m’interdit formellement lors du Running Expo de faire moins de 3h20… il me demande de mettre le frein à main sévère, le Marathon n’est pas un objectif de cette année, je suis là pour me faire plaisir ! Il ne faut pas oublier les 10 000m qui arrivent à grand pas (le premier dans 3 semaines seulement !)
Levé à 5h30, après s’être couchés à 23heures… comment ai-je fais pour me coucher si tard une veille de marathon ?! Toujours est-il que le levé est difficile mais supportable. J’avais préparé la veille mon Gatosport au Spéculoos (qui est ma foi très réussi). J’avais préparé la veille l’ensemble des affaires que je pensais emporter, mais sans en faire vraiment le tri. J’ai choisi de faire le marathon en autonomie totale : j’ai donc pris mon Salomon Advanced Skin XT S-Lab rempli d’un litre d’eau environ, un gel Mulebar Appel Strudel, 2 antioxydants Overstims Abricot Pêche, 1 Energix Vanille, 1 Energix fruit des bois, un coup de fouet et un sprint air (tout ça ! mais j’ai pas tout consommé !). Vers 7h35 Caro se lève pour refaire mon strapping du tendon d’Achille qui était vraiment trop serré (mon running de 20 minutes de la veille m’a bien servi à le jauger…). Et me voila parti vers 8h00 en route pour le grand départ. Quelques touristes aiguillés dans le métro, me voila à George V. Et je m’échauffe.
Je rentre dans le sas 3h en escaladant la barrière, le sas des privilégiés refusant de faire entrer les trois heures, ce qui aurait été beaucoup plus pratique… je grimpe doncau dessus des barrières, et me voila fin prêt pour le départ. GPS OK, shoe Pod Ok, heartrate monitor ok… Nike Sportwatch Ready to GO !
Le départ est lancé et je ne me rend pas encore bien compte de ce qui va se passer pendant ce marathon. Je passe la ligne de départ quelques 50 secondes après le coup de pistolet (donné cette année par l’ambassadeur du Japon après 1 minute de silence pour les victimes du cataclysme). Dans la descente de l’avenue des champs Elysée, je prends quelques secondes pour me retourner, un des coureur dans le sas de départ me l’avait conseillé. Et là, je commencer à réaliser ce que c’est que d’être sur un “grand” marathon. Je comprend cette sensation d’être en bas d’une des plus belles avenues du monde, de la voir remplie de coureurs et de se dire : “on est là, tous ensemble, différents, mais réunis pour une même course”. J’ai le sourire au lèvre, ce sourire ne me quittera pas avant le soir, et le moment où je me suis endormi. Le premier kilomètre est avalé en 4’19”.
Nous voila place de la concorde, rue de Rivoli, on avale les tuileries. Je me place à gauche, et j’ai la bonne surprise de voir Caroline et Mireille au croisement du boulevard Sébastopol et de la Rue de Rivoli. Premiers soutiens, sourire continue… tout va bien. Et une première vidéo !
J’arrive place de la Bastille et je double sous l’arche de chronométrage des 5 kilomètres une des associations porteuse d’enfants. On me voit d’ailleurs très bien sur France trois ! (à droite de l’écran parmi les hommes en orange en train de slalomer !)
500 mètres après la bastille je remarque le maillot d’un Front Runner, l’association qui a organisé la course de la Saint Valentin, je me rapproche pour dire bonjour et merci dans l’euphorie… et nous nous mettons à bavarder tranquillement. Tellement tranquillement que nous arrivons déjà à l’entrée du bois de Vincennes. Jean-Pierre me dit que les pompoms girls des frontrunner seront de la parties à deux endroits au moins ! Et ça ne manque pas… un ravitaillement plus loin plein de pompoms en trans ! (jeu de mot pourri certes). Le bois de Vincennes est assez calme et sa traversée pour moi n’est marquée que par la présence dérangeante d’un coureur déjà en détresse, nous sommes au 14ème kilomètre et la couverture de survie est déjà de sortie. Je suis très triste pour ce coureur.
Jean-Pierre et moi sortons du bois de Vincennes sur les bases d’un 3h12 environ, ce qui me convient très bien… On ne sait pas ce que la fin d’un marathon nous réserve, mais je suis tellement bien que je n’y crois absolument pas et au pire si je craque je m’arrête… mais tout va bien.
La sortie du bois par Charenton me réserve deux surprises : tout d’abord mes supportrices préférées sont là pour m’encourager ! Surprenant, je ne m’y attendais pas du tout à cet endroit là ! Quel réconfort ! Je souris, je suis à l’aise. Et ça nous donne une nouvelle vidéo ! On y voit d’ailleurs égalent un Jean-Pierre souriant ! Quelques hectomètres plus loin, j’ai la joie de croiser mon grand pote Stéphane, qui s’est levé spécialement lui aussi pour venir voir défiler le marathon ! Quelle chance de le croiser là, c’était bien sympa !
Nous voilà avenue Daumesnil et le semi-marathon est en vue. Nous passons à ma montre à 1h35’15” sous l’arche. Jean-Pierre se ravitaille dès qu’il peut alors que je file devant. Je commence à regarder comment gérer “l’attente” à la sortie des ravitos. Je regarde derrière moi, j’encourage, et hop on reprend au bon train.
Le deuxième passage sur la place de la bastille est magique ! Tout ce monde qui est maintenant massé tout autour de nous, toute cette foule ! C’est impressionnant d’émotions ! Je souris, je ris, je prends énormément de plaisir. Je ne souffre pas de la chaleur, car ma poche source me permet de m’humidifier la bouche dès que j’en ai envie. Et une ou deux petite gorgées tous les deux kilomètres, c’est très efficace. Je préfère largement ça à l’obligation de se ravitailler tous les 5km. Le boulevard Bourdon est un entonnoir de supporter ! Génial ! On est encouragés, soutenus.
C’est au ravitaillement proche de la station de Sully-Morlan que je perds Jean-Pierre, je file en allégeant ma foulée dans la première descente vers les quais de Seine. La température commencer à forcer et l’ombre est toujours la bienvenue. Sous le pont au change, je reconnais un ami que je ne m’attendais pas à voir : Pierre-Olivier ! Je pense que je l’ai surpris en lui tapant sur l’épaule comme ça ! Mais c’était assez magique de le croiser dans cette situation inattendue !
Je suis rejoins par un des meneurs des 3h15 juste avant le grand tunnel. Et je comprends que j’ai légèrement levé le pied depuis quelques kilomètres (que j’ai d’ailleurs fais en 4’40”), je relance un peu l’allure me sentant repousser des ailles. Mais les à-coups des tunnels sont fatigants, il faut vraiment se relâcher dans la descente, s’économiser dans la montée en faisant de plus petites foulées, et relancer en sortie de tunnel…
Vers le 27ème kilomètre l’ARC est postée avec une petite fanfare ! Je les encourage à mon tour par un bons “Aller l’ARC !” Mes pulsations sont toujours aussi basses : 158, je suis vraiment bien, et je comprends que l’enjeu du marathon ne va pas être de finir, mais de bien finir en aidant les autres à bien finir. Place du Trocadéro un stand massage, j’hésite un instant à m’y arrêter : mes cuisses sont assez douloureuses depuis près de 15 kilomètres. Habituellement ce ne sont pas ces muscles qui m’offrent de la douleur, mais plutôt mes mollets… curieux !
Passage devant la maison de la radio, la foule est ici bien trop tranquille ! Une foule qui n’encouragerait pas les coureurs que je vois souffrir ! Ah ça non, ça ne va pas du tout ! Je pousse donc mon premier “Allerrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr !”. La foule me répond ! C’est bon j’ai compris ! Ca va être question réponse sur 12 kilomètres ! Génial ! “Alleeeeeeeeeeeeer !” — “Alleeeeeeeeeeeeeer !” cool ça marche la foule qui pousse à nouveau les coureurs ! c’est top !
Les 30 - 33ème kilomètres sont fatals à beaucoup : je vois énormément de coureurs s’arrêter, marcher, souffrir n’en plus pouvoir : je me retourne : j’encourage, je tape dans le dos : je relance ! aller ! Aller on y va ! Plus que 10 kilomètres, facile! On y va les gars ! Dans 45 minutes c’est fini ! Dans 45 minutes vous êtes sur la ligne.
Le stade de Roland Garros : première fois que j’en approche si près ! Je n’ai jamais vu un match de tennis, les travaux vont bon train ! J’entre dans le bois de Boulogne, les ailes poussent le long de mon dos, je suis toujours aussi bien ! Je croise à nouveau Caroline et Mireille : un main qui se tend je la tape ! C’est l’esprit et la joie dans laquelle je suis ! ce qui nous donne cette vidéo !
Me voila dans Boulogne au 36ème : plus que 6 km ! Et là magie encore ! Je harangue les foules, il faut encourager tous ces runners qui ont du mal à poursuivre leurs efforts ! Il faut les pousser à continuer ! Je croise Nicolas et Clara au 37ème km que je surprends ! je suis dans un état second d’ébriété de course pleine d’adrénaline ! Cette rencontre me vaut une magnifique photo ! Je cours même à l’envers pour quelques mètres pour profiter d’eux !
Juste après le 37ème, j’encourage encore quelques runners en perdition et l’un d’eux réagit ! Il ne parle pas français ! Je commence donc à entamer la conversation en anglais : Mathew vient de Londres. Il est fatigué : je l’encourage et lui demande quel temps il vise. Ce sur quoi il me répond qu’il veut se qualifier pour Londres (non : pas les JO) en moins de 3h10. Je lui répond donc aller, vient on va aller les chercher les 3h10. Je prends donc un gel (et fait tomber mon Mule bar ! :( ) Et je me lance un peu. On allège encore la foulée ! On est bien ! Matt parfois se perds un peu derrière moi, je crie alors pour qu’il me rejoigne. Il fait l’effort à chaque fois. Je ne baisse pas le rythme et l’encourage “Come on man, we’ll make it”. Il sourit, fatigué. Nous passons le 38ème kilomètre, plus que 4 et il nous reste 19 minutes pour remplir l’objectif ! “Facile” ! Tout s’enchaine vite, les kilomètres ne se sentent plus c’est l’euphorie de l’arrivée qui pointe son nez.
A plusieurs reprise je lance des “Allerrrrrrrrrrrrrr” pour faire réagir la foule ! Et tant que ça ne bouge pas je continue ! J’y perdrais presque mon souffle mais qu’importe, je suis là pour le plaisir ! Mais qu’importe, le plaisir est au rendez-vous, c’est magique ! Les deux derniers kilomètres, mon sac est quasiment vide de son eau. Je peux donc me laisser aller. 41km… je vole. La place Dauphine est au bout, je lance de belles et longues foulées ! Je crie à la place de s’agiter, de s’émouvoir de ces coureurs ! “Alleeeeeeeeeeeer” “Alleerrrrrrrrrrrrrrrrr” ! Le sprint final se fini sur la ligne par une révérence aux photographes et en tapant dans la main de la mascotte ! Je suis ému au larmes, le sourire est grand ! Je me précipite déjà presque en trottinant vers la sortie. Je suis félicité par Matt qui m’a promis de me recontacter, et alpagué par un autre coureur qui me remercie d’avoir lancer la foulée, il a pu m’accrocher pour finir sous les 3h10.
Je m’empresse de rejoindre le repère R comme Runnosphere ! Je vois un David fatigué, et la question fatidique tombe : “Alors ?” Alors 2h59’05” ! Je suis tellement heureux ! l’objectif est atteint malgré la souffrance et la douleur, malgré l’arrêt et les blessures ! Salvio, Philippe, Christophe, les parents de David, et Virginie sa groupie ! (qui a largement pris soin de moi cette semaine en respectant à la lettre mon régime dissocié !). Les étirements vont bon train ! Je suis rejoint par Caro et Mireille… David et moi n’avons pas encore eu le temps de partager complètement l’euphorie des moments passés, mais nous savons déjà qu’il y aura sans doute des moments d’euphorie à venir.
J’ai déjà hâte de m’élancer sur d’autres défis, plus fous, plus beaux, plus vite, plus haut… Mais je rêve encore.
Nous nous en allons 45 minutes plus tard après avoir déjà partagé un peu chacun notre course. Je regrette de n’avoir pas vu Seb, Greg et Mathes…
Le repas du midi a été quand même bien appréciable : Cochon de lait sauce aux champignons avec ses pommes de terres, et un biscuit chocolat-praliné, avec de la crème de Marron (c’était au chien qui fume en face des halles et c’était délicieux) !
Le résultat donc : 3:09’34” réel 3:10’24” officiel
Merci donc à : Caroline pour les photo/vidéo/bisous à l’arrivée Mireille pour les cris, les “c’est tout bon”, mais pas les photos (quoi que la seule que tu as réussi à prendre est géniale…) David… il y a trop de chose à dire… trop de choses qui passe pour les résumer Jean-Pierre des Front runner : grâce à toi, j’ai pris beaucoup de plaisir à avancer à un rythme sain en début de course Stéphane : la prochaine fois c’est moi qui vient t’encourager, ou te servir de lièvre sur un marathon ! Pierre-Olivier ! La bonne surprise Clara et Nicolas pour la magique photo où ça plane pour moi ! Virginie : ma presque nutritionnistes ! Salvio et Philippe pour le super moment à l’arrivée La Runnosphere ! (Sans vous on ferait rien) Et je félicite aussi : Sebastien Mathes Greg Tous les autres marathoniens !
je vais essayer de centraliser ici tous les liens des photos du Marathon de Paris 2011 que je pourrais trouver sur la toile. Si vous avez d’autres galleries à partager, n’hésitez pas à me le signaler dans les commentaires je les rajouterai à la liste.
edit : MAJ à 17h07 edit : MAJ à 20h13 avec 2 albums FB edit : MAJ à 22h30 avec les photos de Julien Durden edit : MAJ 13/04/11 : ajout des photos de OnlyPhotos edit : MAJ 15/04/11 : ajout Mika & ASO
N’hésitez pas à contribuer en me donnant les liens d’autres galeries !
Ce dimanche 26 juin avait lieu les 10km du 10ème… et pour conjurer le sort les organisateurs avaient prévus de nous faire partir à 10h10 (et de nous faire payer 10€ :)
Je me lève donc vers 7h45 ce matin là. Toutes mes affaires étaient prêtes de la veille, j’ai donc pu me préparer rapidement. Mais je suis un peu fatigué : j’ai eu quelques difficultés à m’endormir hier soir. Une vilaine brulure sur mon bras droit m’a empêché d’atteindre la sérénité nécessaire au repos du sportif. Aucune pression ce matin : je sais que le parcours est réputé pas évident et qu’il va faire chaud… La météo annonce en effet de grosses chaleurs pour ce dimanche.
Je pars vers 8h40 de la maison, et je commence par rater mon métro et attendre 8 minutes que le suivant arrive : je suis joie, bonheur et éclosion du lotus parfumé du printemps… (AHHHHHHHHHHH ! je déteste rater mes métros et attendre aussi longtemps !) Me voilà à la gare de l’est, et je croise en sortant du wagon un “ptit gars” en tenue de sport louchant sur sa montre. Je lui lance un “ça va bien se passer” auquel il répond “oué oué”. Il est espoir et vise 38’… ou moins… mais la course à pied c’est pas son sport… mais il s’est quand même inscrit à un marathon à la rentrée… et oui on le prend pour un fou lui aussi dans son entourage… Moi je dis : vous ne serez pas surpris d’apprendre qu’il a gagné la course en espoir !
Nous voila au gymnase où nous récupérons nos dossards, hop ! “Salut Jean-Charles” on se change, on dépose les sacs “Salut Francky”, “Salut Devrieg”, “Salut Martial”… ahhh le petit milieu du Paris Running Tour… les têtes sont toutes les mêmes… c’est rigolo et c’est ça qu’on aime :). C’est parti pour l’échauffement. Francky qui connait “chaque centimètre carré du quartier” nous fait la visite guidée du parcours… ça va être tordu et technique avec beaucoup de relances, des petits raidillons et des secteurs pavés… miam ! on sent que ça va être chaud cacao ! Petit passage sur la passerelle… bien en contre-bas, les remontées du quai de Jemappes et de Valmy vont être longues ! L’échauffement est de courte durée : la chaleur est déjà bien présente. En fin d’entrainement, un petit clin d’oeil à Grego qui vient chercher une première référence sur 10km… (il finit en moins de 45’ ! Génial !).
Je m’aligne sur le départ et une fois n’est pas coutume, je garde à la main ma bouteille d’eau… étant donné la chaleur, je sais que je vais me remercier pendant la course. Un timide élu nous annonce avec un ton confidentiel et à voix basse malgré le micro et la sono un petit “5, 4, 3, 2, 1” et c’est parti ! Le départ est en montée mais ça part vite ! Nous arrivons à Stalingrad virage à droite sec, chacun prend sa place dans le peloton qui s’étire. Passage devant la station essence… les voitures continuent à faire le plein et klaxonnent pour pouvoir sortir entre les coureurs, puis c’est le raid urbain : descente et montée de trottoirs, de pots de fleurs, de grilles d’arbre, virage sec entre les poteaux, caniveaux et autres table de café ! (sans mentir !)… Nous voila dans la partie en descente au kilomètre 2, la remontée commence déjà, et elle commence sec, nous revoilà en bordure du canal avec le premier compteur de tour. Le deuxième tour est propice à la formation d’un groupe de deux avec Arnaud. Le deuxième tour est long… Et c’est parti ! Nous attaquons la remontée de la fin du deuxième tour, et c’est le virage à gauche pour aller vers la caserne des pompiers… et le secteur pavé !
La descente se négocie bien malgré le virage sec et les poteaux. Nous voila devant la caserne, et on voit déjà se profiler le petit raidillon. Trois ou quatre bonnes expirations, et on passe en force par une relance… Je sais déjà que ça va piquer au deuxième passage ! On passe sur la partie descendante le long du canal, qu’il est difficile après cette petite côte de relancer dans la descente ! On souffle… On souffre… Virage à gauche, et la passerelle se profile devant nous. Les premiers sont déjà passés et sont en train d’attaquer l’ultime remontée. Nous voilà en train de grimper la passerelle, puis de redescendre, virage en appuis sur le poteau, et il faut relancer… On arrive sur le secteur du compteur de tour… Et les concurrents plus lents sont là en masse, prêts à attaquer leur troisième tour… Il devient corsé de se faire une place, il faut se concentrer et slalomer… Il faut se faire sa place et relancer dans cette dernière montée. Je croise Maya et Alexis à l’aise dans son fauteuil… J’encourage… Une réponse vive… Mais je souffre.
J’attaque la deuxième descente vers la caserne et la remontée du raidillon me casse littéralement les pattes.
Je ralentis juste suffisamment dans la descente pour être rattrapé par Nicolas que j’entends nous suivre depuis de nombreux kilomètres. Il s’accroche, et je suis lâché par Arnaud qui part quelques mètres devant. Il faut maintenant rester concentré et encore doubler de nombreux coureurs. Paf nous voila sur la passerelle à nouveau… Aie aie aie ! Ingérable de doubler et on est très ralentis par le monde… Dernière relance, je suis à une vingtaine de mètres derrière Arnaud. J’allonge la foulée… J’accélère ! C’est bon j’ai retrouvé de la vitesse et de la puissance ! Je passe devant Arnaud, et me voila sur la ligne… Je vois 36:57, j’arrête ma montre à 37’00.
Petite vidéo de la course (filmée par Madame et montée par jOas aka Nicolas soutenu ici ;) ! (Merci Nico ;)
On me croise à certains moment avec Arnaud… et on voit très très bien le sprint de la fin (ou pas) : voir de 7’12 à 7’15 :-D (on à l’impression que je suis en accéléré).
Je récupère, je souffle… l’arrivée a été éprouvante ! Les résultats sont affichés, je fini 18ème en 36’56”, et surtout, pour la première fois 10ème dans ma catégorie ! (bon certes, il n’y avait pas trop de concurrence…mais on ne pouvait rêver mieux… finir 10ème au 10km du 10ème qui commençaient donc à 10h10 :)
Ma montre GPS a complètement déconné en revanche… le parcours est aberrant ! et ça fait que la distance n’est pas exacte et qu’on ne peut pas se fier aux temps de passage… m’enfin voila quand même…
On remarque cependant que j’ai explosé mon cardio : 202 sur le sprint final, ma FCmax théorique était à 197… Quelqu’un a une explication ?
On retrouve ensuite tout le petit monde du milieu de la course à l’arrivée pour une discussion jusqu’au podium de Jean-Charles, et on y apprend que le vainqueur, Mehdi Essadia est triathlète olympien. Il fini en 32’53”.
Très belle journée même si on aura beaucoup souffert du dénivelé et de la chaleur… l’ambiance était excellente !
Après la course, je téléphone à Virginie, elle suit en direct la très belle performance de David, qui fini le marathon du mont-blanc en 5h34 !! Mon ami, je te le dis, on va s’amuser sur les templiers… mais tu vas avoir beaucoup plus de caisse long terme que moi : je risque de te trainer au début… mais c’est toi qui m’emmènera au bout ! Et c’est toute une partie de la Runnosphere qui était à Chamonix ce week-end avec David : pour le cross du mont-blanc : Greg et BinaryRun. Bravo à tous ça a été un beau week-end de performance !
Prochaine étape : le maratrail de l’Ubaye… si je trouve des places pour descendre en train ? je sais pas encore comment ça va se passer tout ça…
L’année touchait à son terme et Maya nous a signifié que notre plus si petit groupe de la runnosphère avait parcouru près de 80 000km ! Rendez-vous compte si nous avions fait un Ekiden nous serions assurément détenteurs d’un beau record ! Ce simple billet pour vous souhaitez à tous une merveilleuse année 2012, et ouvrir la nouvelle année ou plutôt conclure l’année écoulée par une petite vidéo. Je n’ai pas eu le temps de la publier avant… vacances obligent… mais là voila toute fraiche (pas autant que ces jours-ci cela-dit !)
Jahom et je cours paris ont, il semble, commencé à instaurer une petite tradition de clôture de l’année : courir le 31 décembre… les deux compères l’avaient déjà fait l’année passée et nous avons eu le plaisir de réitérer cette année : Salvio lance son plan pour le Marathon de Paris et Jahom, lui, allonge les distances pour la préparation de son ecotrail 80km : deux objectifs bien différents mais qui requièrent une assiduité et un mental fort. Nous nous sommes donc retrouvés ce samedi 31 décembre au matin pour 10km à allure tranquille auxquels j’ai adjoint de 7km complémentaires pour les trajets aller/retour à Jaurès. Malgré la fraîcheur nous étions bien à parcourir les bords du canal… c’est d’ailleurs une promenade que je vous conseille sur vos plans de sorties longues car on peut parcourir bien longtemps le canal de l’Ourq… la ballade est d’ailleurs d’autant plus jolie à mesure que l’on s’éloigne de Paris…
Au plaisir de recommencer avec certains de vous si le cœur et les jambes vous en disent !