Une lettre qui m’a fait très plaisir !
J’ai reçu hier soir (n’ayant pas pu poser mes bagages à Paris depuis près d’une semaine) une très belle lettre de Monsieur Jacques Raynaud, le président de l’ARC.J’ai été particulièrement touché par cette initiative.Certes je suis à l’origine de mon projet de course (évidemment), mais c’est vous, les donateurs, qu’il faut remercier pour votre soutien à mon projet.
Et c’est aussi l’ARC qu’il faut remercier pour toute la force qu’ils mettent dans leur action et leur combat contre le cancer.
Aussi, comme vous le lirez, je me joins donc à l’ARC pour vous transmettre leurs remerciements et leurs félicitations pour votre soutien et votre engagement autour de cette (première) collecte.
En ce qui concerne mes blessures, je ne suis toujours pas guéri… ma tendinite au tendon d’Achille gauche ne passe toujours pas et ma douleur sous le genoux m’empêche toujours de trottiner… je n’ai même pas essayé tellement la douleur est présente en fin de journée après avoir marché…

Une lettre qui m’a fait très plaisir !

J’ai reçu hier soir (n’ayant pas pu poser mes bagages à Paris depuis près d’une semaine) une très belle lettre de Monsieur Jacques Raynaud, le président de l’ARC.
J’ai été particulièrement touché par cette initiative.
Certes je suis à l’origine de mon projet de course (évidemment), mais c’est vous, les donateurs, qu’il faut remercier pour votre soutien à mon projet.

Et c’est aussi l’ARC qu’il faut remercier pour toute la force qu’ils mettent dans leur action et leur combat contre le cancer.

Aussi, comme vous le lirez, je me joins donc à l’ARC pour vous transmettre leurs remerciements et leurs félicitations pour votre soutien et votre engagement autour de cette (première) collecte.

En ce qui concerne mes blessures, je ne suis toujours pas guéri… ma tendinite au tendon d’Achille gauche ne passe toujours pas et ma douleur sous le genoux m’empêche toujours de trottiner… je n’ai même pas essayé tellement la douleur est présente en fin de journée après avoir marché…

05.11.10



Mon plus beau cadeau de Noël…
c’est la reprise !Certains l’auront peut-être remarqué, car vendredi, mon statut twitter a changé… il a sonné le glas, le glas de la reprise, tant attendue, tant redouté, et un peu annoncée.
J’ai donc effectué ma première course de reprise vendredi vers 13h… pour 40 minutes de footing… et quel footing !
Il devait faire aux alentours de -4° et il neigeait encore sur Besançon. J’ai tout de même choisi de partir courir, et j’ai eu raison. Ma kiné m’avait demandé la veille de commencer à reprendre la course, et son collègue m’a proposé de courir jeudi prochain (le 30)… je ne peut pas aller à ce rendez-vous sans me préparer, et avoir repris progressivement entre temps.J’ai donc sorti le nez dehors, en short, t-shirt manche longue, et polaire… mes anciennes Vomero 3 au pied, le cardio bien positionné et hop me voila parti dans la monté des monts de Bregille, pour aller jusqu’au grand désert (pour ceux qui situent). Je me suis retrouvé donc seul dans les bois avec 8 à 10 centimetre de neige poudreuse pour amortir mes petits pas…J’ai couru 40 minutes, et j’ai souffert.Mon tendon ne m’a pas trop gêné, mais c’est mon molet qui s’est contracté pour compenser je crois… Toujours est-il que ces 8,8km m’ont fait un bien fou : je me suis senti revivre.Il va maintenant falloir retrouver de la vitesse, retrouver l’endurance fondamentale, et reprendre de la puissance ! Tout un programme ! et malgré la douleur, vous ne pouvez pas savoir ce que j’ai hâte.
Néanmoins, le lendemain j’ai eu des crampes… chose à laquelle je n’étais plus du tout habitué ! Et j’ai également été très surpris par mon rythme cardiaque… qui est monté à plus de 190 alors que bon… je dépassais jamais le 170 avant :-| Il va sérieusement falloir travailler… les kilomètres vont devoir s’empiler avant que je ne sois satisfait !
Et le programme pour l’année prochaine ?
Mon programme pour l’année je ne l’ai pas encore fixé définitivement, mais je pense bien faire :* une partie du Paris Running Tour 2011 (quelques infos sur le blog de Djailla) avec un objectif d’être sous la barre des 35 minutes d’ici quelques semaines/mois (en fonction de comment ça se passe la reprise… mais je me souviens que étant donné que sur le marathon j’ai tourné tous les 10km en 42’45” ça doit pas être complètement infaisable :) Néanmoins, et à mon grand regret (ou pas) je ne participerais pas à la première étape du PRT puisque je serai en vacances à la Réunion à cette période ;) En revanche je ferais sans doute la deuxième étape :)* en Mai : très probablement le Trail des Fort du grand Besançon version 28km (+1140/-900)* Puis fonction de l’entrainement et des blessures… un autre marathon en octobre ? Qui sait !
Je compte sur vous tous pour qu’on se sert les coudes fort et qu’on fasse de belles choses ensemble sur l’année 2011 !

Mon plus beau cadeau de Noël…

c’est la reprise !
Certains l’auront peut-être remarqué, car vendredi, mon statut twitter a changé… il a sonné le glas, le glas de la reprise, tant attendue, tant redouté, et un peu annoncée.

J’ai donc effectué ma première course de reprise vendredi vers 13h… pour 40 minutes de footing… et quel footing !

Il devait faire aux alentours de -4° et il neigeait encore sur Besançon. J’ai tout de même choisi de partir courir, et j’ai eu raison. Ma kiné m’avait demandé la veille de commencer à reprendre la course, et son collègue m’a proposé de courir jeudi prochain (le 30)… je ne peut pas aller à ce rendez-vous sans me préparer, et avoir repris progressivement entre temps.
J’ai donc sorti le nez dehors, en short, t-shirt manche longue, et polaire… mes anciennes Vomero 3 au pied, le cardio bien positionné et hop me voila parti dans la monté des monts de Bregille, pour aller jusqu’au grand désert (pour ceux qui situent). Je me suis retrouvé donc seul dans les bois avec 8 à 10 centimetre de neige poudreuse pour amortir mes petits pas…
J’ai couru 40 minutes, et j’ai souffert.
Mon tendon ne m’a pas trop gêné, mais c’est mon molet qui s’est contracté pour compenser je crois…
Toujours est-il que ces 8,8km m’ont fait un bien fou : je me suis senti revivre.
Il va maintenant falloir retrouver de la vitesse, retrouver l’endurance fondamentale, et reprendre de la puissance ! Tout un programme ! et malgré la douleur, vous ne pouvez pas savoir ce que j’ai hâte.

Néanmoins, le lendemain j’ai eu des crampes… chose à laquelle je n’étais plus du tout habitué ! Et j’ai également été très surpris par mon rythme cardiaque… qui est monté à plus de 190 alors que bon… je dépassais jamais le 170 avant :-| Il va sérieusement falloir travailler… les kilomètres vont devoir s’empiler avant que je ne sois satisfait !

Et le programme pour l’année prochaine ?

Mon programme pour l’année je ne l’ai pas encore fixé définitivement, mais je pense bien faire :
* une partie du Paris Running Tour 2011 (quelques infos sur le blog de Djailla) avec un objectif d’être sous la barre des 35 minutes d’ici quelques semaines/mois (en fonction de comment ça se passe la reprise… mais je me souviens que étant donné que sur le marathon j’ai tourné tous les 10km en 42’45” ça doit pas être complètement infaisable :) Néanmoins, et à mon grand regret (ou pas) je ne participerais pas à la première étape du PRT puisque je serai en vacances à la Réunion à cette période ;) En revanche je ferais sans doute la deuxième étape :)
* en Mai : très probablement le Trail des Fort du grand Besançon version 28km (+1140/-900)
* Puis fonction de l’entrainement et des blessures… un autre marathon en octobre ? Qui sait !

Je compte sur vous tous pour qu’on se sert les coudes fort et qu’on fasse de belles choses ensemble sur l’année 2011 !

27.12.10



Enfin des sensations !

Hier soir je suis parti du boulot un peu tard… Il était 20:55… J’ai décidé pour repartir de joindre l’utile à l’agréable : je suis rentré chez moi en courant… J’avais prévu le coup le matin en prenant mes affaires avec moi dans l’objectif de faire une séance de fractionné au stade… Un de mes client s’est assuré que ça ne soit pas le cas !
Qu’à cela ne tienne, j’enfile mes Vomero (qu’il va falloir songer a ranger dans 150km…), je me pare des gants Kalenji que je viens d’acheter (la séance au parc de la tête d’or m’a fait trop mal au mains), je revêts également le petit gilet sans manche que ma compagne vient tout juste de m’offrir (le midi même) : Gilet stratermic Kalenji (non j’ai pas passé ma pause déjeuner chez décathlon…). C’est la première fois que je cours avec autre chose qu’un simple t-shirt, c’est ma première sortie multi-couches !

Et là chose extra-ordinaire, j’ai enfin retrouvé des sensations, des vraies, des bonnes… (j’ose pas dire pures :-P)
Je cours depuis l’avenue des ternes jusqu’à l’île de la cité que je traverse en disant bonjour à Henri IV (qui avait un sabre laser dans les mains la dernière fois que je l’avais vu), je pousse jusqu’à l’institut du monde arabe… Et je me sens bien. Le cardio ne monte pas à plus de 165 alors que je tourne a 4’15” au km… Enfin le sourire retrouvé ! Je décide donc de pousser le chemin jusqu’à la Bastille et de rentrer par la rue de rivoli… Le parcours fait 10km, merveilleux… Me voila chez moi, le sourire aux lèvres ! Quel bonheur de courir sans fatigue !

Plan Retour taff

Je ne sais pas à quoi c’est dû, est-ce parce que j’avais les bonnes couches et que mon corps a pu se concentrer sur la course et ne pas chercher à se réchauffer ? Est-ce le fait que l’entraînement commence à revenir ? En tout cas, mes jambes n’ont plus de courbatures le matin comme les premiers jours !

Néanmoins côté santé et blessure c’est quand même pas génial. C’est ma première semaine sans Kiné (mis à part pendant les vacances) et depuis vendredi où j’ai couru un peu trop vite, j’ai une douleur très persistante au tendon d’Achille gauche, celui là même qui m’a fait arrêter pendant 3 mois… Mais la douleur n’est pas une tendinite, elle est localisée juste à gauche, plus proche de l’os… Cette douleur me prends même quand je marche… Cela m’inquiète… J’en parlerai au Kiné semaine prochaine… Peut être me faudra-t-il consulter un podologue…

03.02.11



Préparation à la course de la Saint Valentin.
Mardi soir je suis sorti courir 17,5km en repérage de la course de la Saint Valentin aux Buttes Chaumont : 5 tours + l’aller/retour au buttes.Je tournais le grand tour en une dixaine de minutes (ce qui me rassure quand je vois maintenant qu’il fait 2,3km :)


Le lendemain, séance de fractionné avec Runmygeek : 10’ à 14km/h puis 2x8x100m à 20km/h (qu’on a fait légèrement plus vite) avec r=15” et R=5’ puis 10’ à 12km/h… séance très facile, si ce n’est que j’avais particulièrement mal au tendon d’Achille…
Ce qui m’a poussé à aller chez ma kiné le lendemain matin… et là, magie : en fin de séance, elle m’a fait un strapping (que je détaillerai dans un prochain post) pour mettre mon tendon en position courte… au bout de 30 minutes je n’avais plus mal au tendon… je suis RAVI ! Reste à voir si ça va tenir avec la course (que je fais avec Philippe)
Hier, réception des Mizuno précision, achat d’une nouvelle puce Nike positionnée dans son petit étuis…
Ce matin, lever vers 7h15, petit déjeuner au Gatosport et thé… préparation de la boisson d’attente et hop, je m’apprête à partir pour ma première course de l’année

Préparation à la course de la Saint Valentin.

Mardi soir je suis sorti courir 17,5km en repérage de la course de la Saint Valentin aux Buttes Chaumont : 5 tours + l’aller/retour au buttes.
Je tournais le grand tour en une dixaine de minutes (ce qui me rassure quand je vois maintenant qu’il fait 2,3km :)

Le lendemain, séance de fractionné avec Runmygeek : 10’ à 14km/h puis 2x8x100m à 20km/h (qu’on a fait légèrement plus vite) avec r=15” et R=5’ puis 10’ à 12km/h… séance très facile, si ce n’est que j’avais particulièrement mal au tendon d’Achille…

Ce qui m’a poussé à aller chez ma kiné le lendemain matin… et là, magie : en fin de séance, elle m’a fait un strapping (que je détaillerai dans un prochain post) pour mettre mon tendon en position courte… au bout de 30 minutes je n’avais plus mal au tendon… je suis RAVI ! Reste à voir si ça va tenir avec la course (que je fais avec Philippe)

Hier, réception des Mizuno précision, achat d’une nouvelle puce Nike positionnée dans son petit étuis…

Ce matin, lever vers 7h15, petit déjeuner au Gatosport et thé… préparation de la boisson d’attente et hop, je m’apprête à partir pour ma première course de l’année

12.02.11



La course de la Saint Valentin : des tests grandeurs nature !

La course de la saint valentin, organisée par les Paris FrontRunner (association de runner issue du mouvement gay), sonnait pour moi l’heure du retour de blessure, l’heure du retour à la compétition, l’heure de tous les tests, toutes les attentes, et le début de ma saison 2011 déjà très perturbée depuis fin 2010 et ce marathon si traumatisant pour mes tendons.
C’est assez tôt que je me suis levé ce samedi matin comme vous avez pu le lire. J’essaie en effet toujours d’avoir déjeuné au moins 3 heures avant le début de la compétition pour diminuer avec la fin de la digestion le besoin en flux sanguin des viscères et ainsi limiter l’impact de l’ischémie des intestins et son effet dévastateur (du moins dévastateur chez moi).

Je rejoins Philippe vers 9h15 au gymnase Jean Jaurès au pied des buttes Chaumont près de la station Laumière. Dès mon arrivée je n’ai même pas besoin d’aller voir mon numéro de dossard : Philippe l’a fait pour moi, je serai affublé du numéro 374 (ce qui révèle mon inscription tardive à la compétition) et Philippe arborera le n°137. Nous discutons tranquillement de la Runnosphere, de ses avantages, de cette communauté qui grandit de jour en jour et nous nous prenons (enfin je me prends) à rêver d’un grand et beau projet… (plus d’infos bientôt !)
Comme le dit si bien Philippe la runnosphère permet de partager cette passion que nous avons tous, que nous écrivons tous, que nous vivons tous au quotidien. Elle joins le réel au virtuel et c’est bien agréable : Philippe me dit avoir déjà lu l’article que j’ai publié le matin même juste avant de partir de chez moi, et nous nous retrouvons là, avant la course à partager un moment tout à fait convivial !

Je m’alimente en finissant la boisson d’attente de nutratletic que j’affectionne (nutrattente au pamplemousse). J’aime beaucoup le goût de cette boisson, et elle a toujours su étancher ma soif. Je trouve le panier garni de l’association qui nous accueil très bien : ses deux t-shirts, sa barre de céréales et ses magazines en font un package de qualité pour une course au prix aussi modeste !

Le Parcours
9h55, l’heure de la préparation et de l’échauffement à sonné ! Il est temps de se mettre en route pour le supplice ! Et me voila a enfiler mes Mizuno Wave Précision 11 pour la première fois (résultat du test en fin d’article)
Philippe et moi trottinons donc tout le long de la monté aux buttes Chaumont, croisant de-ci de-là Mario et Luigi, les sœurs, des déguisement très hype des années 80, des t-shirt “têtu”, des collants dorés… l’ambiance est bien au rendez-vous et c’est très agréable.
Nous pénétrons dans le parc, et là… je ne dirais pas catastrophe… mais nous constatons les dégâts (ou plutôt les difficultés) que peux causer le parcours proposé. Je pensais le départ situé au niveau de l’entrée principale, face à la mairie, mais que nénies ! Il est situé en haut de la plus grosse côte !
En gravissant (le terme n’est presque pas mal choisi) cette monté, je m’aperçois que la préparation et le repérage que j’ai effectué n’est pas parfaitement juste : mon parcours faisait 2,3km, en courant la dernière section de la monté, ce qui me permettait de souffler dans la petite descente la suivant, et d’envoyer du lourd ou au moins de relancer sur la dernière section en faux-plat montant. Ici, nous n’avons pas cette possibilité : nous sommes obligés de monter d’une traite 800mètres durant ! Ardu !


Un tour et demi bouclé, nous arrivons dans le sas de départ à 10h25. Il n’est pas trop chargé de monde, mais nous ne sommes pas aux premières loges non plus… 80 personnes au moins sont devant nous après avoir joué un peu des coudes, ce qui nous promet un départ corsé… et on peut dire que là, j’ai été servi !

Le drame
Le départ est donné après quelques consignes de sécurité… coup de sifflet et hop… on se presse, on se presse au portillon… le temps que les premiers dégagent la barrière d’entrée, les bip si caractéristiques des points de passage résonnent…

Quelques décamètres plus loin, c’est le drame ! Un coureur me marche sur l’arrière du pied ! Ma chaussure droite toute neuve se déboite, je manque de trébucher, me voila à cloche pied, 300 coureurs derrière moi me pressent, me rentrent dedans, me bousculent… je sautille, je gueule “Merci pour la chaussure”… je réenfile comme je peux ma chaussure (qui était bien serrée il faut le préciser : j’avais fais un double nœuds, ce que je ne fais qu’en compétition !)… et là je reprends sur un rythme très soutenu pour rattraper les 15 secondes perdues ! (au moins… mais je suis incapable de juger : dans ces moments là le temps parait être une éternité, impossible pour moi de qualifier combien de temps j’ai effectivement perdu dans cette affaire, je sais seulement qu’au moment de l’arrivée j’ai dépassé un des coureurs qui était en première ligne au départ… et que l’effort pour remonter a été très intense.

La course
Je rattrape Philippe au milieu de la descente en doublant comme je peux en extérieur la longue ligne de coureurs. La soif me prends avant même la première montée, je sais que je vais souffrir si je ne me réhydrate pas à un moment où à un autre. Je lance une petite accélération après le ravitaillement (si mal placé que je n’ai jamais pu prendre ne serait-ce qu’un gobelet d’eau) dans le faux plat montant pour me dégager de cette première montée, la descente est salvatrice. Je récupère…  mais j’ai toujours soif…
Nous formons rapidement une ligne de 5 coureurs étalés sur 75 mètres environs. Le rythme est soutenu, et un point de côté s’installe au milieu de la troisième montée. Mon souffle se raccourcis et je ne suis plus en mesure de compter mes séries de 8 foulée comme je fais à l’entrainement. Je comprends seulement maintenant pourquoi : j’ai fais l’intégralité de la course à 190 BPM ! Du coup… je ne connais pas ma FC max… mais je suppose qu’elle doit être plus élevée que cela :)
Les tours s’enchainent pour révéler le 9ème kilomètre et sa dernière monté, longue fastidieuse, mais avec en ligne de mire un autre coureur. Je lance mon attaque à 250 mètres de la ligne et c’est à une trentaine de mètres de l’arrivée que je dépasse le coureur, je lâche tout, l’arrivée est en légère descente… La photo finish (à venir) révèle la tête surprise du concurrent… La sensation est belle !

L’arrivée
Je n’ai pas regardé mon chrono à un seul moment pendant la course, j’avais trop peur d’être déçu. Je n’ai pas non plus vu le gros chrono à l’arrivée… Je mets donc mon sportband en pause au moment où je passe la ligne. Je regarde… 38’12”.
Je suis surpris. Je ne savais pas que j’étais dans ces temps là.
Je reprends mon souffle. Je me retourne et félicite mes compagnons d’échappée qui, de fait, ne m’ont pas vu puisque j’étais derrière eux pendant l’ensemble de la couse.
Philippe arrive, je le félicite sur son chrono. Je sais déjà qu’il tombera sous les 40’ rapidement, sur un parcours plus adapté.
Je tenterai pour ma part de garder le cap sur mon objectif de l’année : sous les 37’… 200m de dénivelé en moins devraient aider… mais personnellement je sais que les descentes me réussissent particulièrement et que j’y suis facilement à l’aise.

Classement Franck

L’heure de retourner au gymnase pour la remise des prix. Je teste la boisson de récupération de nutratlétic : Nutrarecup. Je n’ai pas du tout accroché au goût. Les perfs sont peut être là puisque je n’ai pas eu de courbature et qu’elle a vraiment étancher ma soif, mais niveau saveur, personnellement c’est vraiment à revoir. Autant j’ai apprécié la boisson d’attente, autant là, je suis franchement déçu !
Philippe s’échappe rapidement, je ne tarde pas à le suivre, bien accompagné que je suis (mes supportrices préférées ont fait le déplacement !)

Le bilan
L’heure du bilan est arrivé pour les chaussures.
GENIAL (bon je suis peut être partial étant donné la satisfaction que m’a procuré mon temps). Mais mis à part l’incident de course avec la chaussure droite… j’ai adoré le dynamisme de la chaussure. Je pense qu’elle permet de positionner le pied plus en avant que ce que ne le permet la Vomero, mais que l’amorti talon est suffisamment dynamique pour rester discret. La chaussure est légère, efficace et j’ai apprécié son accroche dans les descentes. Les mousses sont agréables. Et le côté très bas de la chaussure assure pour moi le minimum de maintient qui permet de faire bien travailler la cheville. Il ne me reste plus qu’à retester cela sur terrain plat et sur piste pour être définitivement convaincu…

Voir l’article sur Runnosphere
Voir l’article de Philippe

15.02.11



Programme à venir
Voilà quelques temps que je pense à des courses que je commence à plannifier, que j’essaie de voir ce que je vais faire…Pas de coach… pas de planning, pas de plan d’entrainement, trop de boulot : je cours au grée non pas de mes obligation, pas non plus au gré de mes envies, mais au grée de mes pauvres possibilité. La semaine a été fatigante d’ailleurs… Mais c’est une autre histoire !
Certain de mes amis le savent déjà mais, mon père avait affiché lorsque j’avais 14 ans le slogan suivant au dessus de mon bureau :”quel est ton objectif pour l’année prochaine, qu’as-tu fais aujourd’hui pour l’atteindre demain ?” et je crois que vraiment, cette phrase m’a forgé.Je me pose toujours la question : “quel est mon objectif ?” “qu’est ce que je veux faire ?”
En ce moment, je n’arrive pas à y répondre. Je n’ai pas l’impression d’avoir une route devant moi, de savoir quel chemin je dois suivre…
Bien… malgré toutes ces interrogations (auxquelles je vous invite à m’aider à répondre), je me suis tout de même inscrit à un certain nombre de courses :
- 26 Mars - 23ème foulées du têtre (10 km)Je pense que ça va être rigolo… mais c’est comme la course de la saint valentin… ça va bien monter et descendre, j’y vais pour me faire plaisir et me marrer
- 1er Mai - 10km planète jogging (inscriptions ici)L’objectif ici est soit de faire un chrono (peu probable) soit de préparer le chrono du 12 juin… et étant donné la course de la semaine d’après je ne forcerai pas le destin, j’ai envie d’être en forme pour le premier trail de ma saison !
- 8 Mai - Trail des forts du Grand BesançonMon trail coup de coeur !L’an dernier quand j’ai fais ce trail pour la première fois, ma compagne m’a retrouvé dans un état de délabrement tel que je me suis demandé si j’allais recommencer… là… avec l’expérience du long en marathon + la motivation + le fait que je vais tenter de le faire avec un de mes ami de Besac… 
Pour le premier trail de la saison je fais “petit” : 28km, 1100D+ J’ai vraiment hâte d’y être !
Je vous encourage d’ailleurs à venir découvrir ce trail… ça va être formidable !
La semaine d’après, je ne ferai pas les 10km de handicap international (qui compte pourtant pour le Paris Runing Tour…)
- 12 Juin - Course du château (inscription ici)L’objectif de la saison (ou pas) descendre mon temps sur 10km.10km ça a été pour moi une barrière : je me suis dis ça y est quand j’ai eu couru mon premier 10 un soir. Maintenant c’est une distance que j’ai apprivoisée en entrainement qui ne me fais plus peur, mais sur laquelle je souhaite performer. Les 10km c’est pas comme les marathon : on peut en faire “quand on veut” tous les soirs, courir 10km c’est largement faisable… un marathon, impossible… c’est pour ça que j’aime bien… On verra… j’espère descendre à 37’… moins si je peux !
La suite… elle n’est pas écrite… Je vous attends pour l’écrire !
J’avais envie de suivre David sur le marathon du Mont Blanc, mais il n’y a plus de place… alors je me dis que je ne suis pas à une semaine près : pourquoi pas la Traversée Verbier Saint Bernard ? (62km 4000D+) Elle me ferait véritablement rentré dans l’univers du trail… du long… du dur… j’ai envie…
Et vous ?

Programme à venir

Voilà quelques temps que je pense à des courses que je commence à plannifier, que j’essaie de voir ce que je vais faire…
Pas de coach… pas de planning, pas de plan d’entrainement, trop de boulot : je cours au grée non pas de mes obligation, pas non plus au gré de mes envies, mais au grée de mes pauvres possibilité. La semaine a été fatigante d’ailleurs… Mais c’est une autre histoire !

Certain de mes amis le savent déjà mais, mon père avait affiché lorsque j’avais 14 ans le slogan suivant au dessus de mon bureau :”quel est ton objectif pour l’année prochaine, qu’as-tu fais aujourd’hui pour l’atteindre demain ?” et je crois que vraiment, cette phrase m’a forgé.
Je me pose toujours la question : “quel est mon objectif ?” “qu’est ce que je veux faire ?”

En ce moment, je n’arrive pas à y répondre. Je n’ai pas l’impression d’avoir une route devant moi, de savoir quel chemin je dois suivre…

Bien… malgré toutes ces interrogations (auxquelles je vous invite à m’aider à répondre), je me suis tout de même inscrit à un certain nombre de courses :

- 26 Mars - 23ème foulées du têtre (10 km)
Je pense que ça va être rigolo… mais c’est comme la course de la saint valentin… ça va bien monter et descendre, j’y vais pour me faire plaisir et me marrer

- 1er Mai - 10km planète jogging (inscriptions ici)
L’objectif ici est soit de faire un chrono (peu probable) soit de préparer le chrono du 12 juin… et étant donné la course de la semaine d’après je ne forcerai pas le destin, j’ai envie d’être en forme pour le premier trail de ma saison !

- 8 Mai - Trail des forts du Grand Besançon
Mon trail coup de coeur !
L’an dernier quand j’ai fais ce trail pour la première fois, ma compagne m’a retrouvé dans un état de délabrement tel que je me suis demandé si j’allais recommencer… là… avec l’expérience du long en marathon + la motivation + le fait que je vais tenter de le faire avec un de mes ami de Besac…

Pour le premier trail de la saison je fais “petit” : 28km, 1100D+ J’ai vraiment hâte d’y être !

Je vous encourage d’ailleurs à venir découvrir ce trail… ça va être formidable !

La semaine d’après, je ne ferai pas les 10km de handicap international (qui compte pourtant pour le Paris Runing Tour…)

- 12 Juin - Course du château (inscription ici)
L’objectif de la saison (ou pas) descendre mon temps sur 10km.
10km ça a été pour moi une barrière : je me suis dis ça y est quand j’ai eu couru mon premier 10 un soir. Maintenant c’est une distance que j’ai apprivoisée en entrainement qui ne me fais plus peur, mais sur laquelle je souhaite performer. Les 10km c’est pas comme les marathon : on peut en faire “quand on veut” tous les soirs, courir 10km c’est largement faisable… un marathon, impossible… c’est pour ça que j’aime bien…
On verra… j’espère descendre à 37’… moins si je peux !

La suite… elle n’est pas écrite… Je vous attends pour l’écrire !

J’avais envie de suivre David sur le marathon du Mont Blanc, mais il n’y a plus de place… alors je me dis que je ne suis pas à une semaine près : pourquoi pas la Traversée Verbier Saint Bernard ? (62km 4000D+) Elle me ferait véritablement rentré dans l’univers du trail… du long… du dur… j’ai envie…

Et vous ?

06.03.11



La course du Tertre - ça monte et ça descend !

Samedi prochain je vais avant tout tenter de ma faire plaisir ! Je m’engage sur la course du tertre qui est la quatrième épreuve du Paris Running Tour (après les 10km du 14ème, les foulées du 8ème et la course de la saint Valentin)

Je ne vise pas de temps cette fois-ci non plus étant donné le profil à fort dénivelé de la course :

Profile foulée du têtre

J’espère tout de même faire moins de 45 minutes… (certains diront que je ne me mouille pas… Mais on verra !) Je n’ai pas encore fait de repérage du parcours ! (ça me manque d’ailleurs cruellement… Peut être vendredi !) Ça dit à qqun de venir ?
Voici le parcours que j’ai trouvé sur Montmartre à la une.

Étant donné que le parcours fais environ 3,5 km je suppose que nous ferons 3 tours… à compléter allègrement avec un +90m à +120m de dénivelé par tour (en fonction de ce que j’ai pu voir sur calcul itinéraire) soit +270m à +360D+ ça promet !

La course promet d’être très familiale grâce à un petit cocktails d’éléments particuliers qui en font justement une course particulière :

Elle comporte deux départs différents un pour les poussins à 14h30 les autres à 15h rue Ste Eleuthère. J’ai hâte de voir tous ces petits bons hommes courir en culotte courte ! Nos futurs champions sont peut être parmi eux !

De plus c’est dans l’église saint pierre de Montmartre qu’on pourra retirer nos dossards , c’est chouette je n’y suis jamais rentré ! Et puis je me demande comment on transforme une salle paroissiale en vestiaire pour sportifs haha !
Enfin le panorama et le cadre (on aura certes pas trop le temps de l’admirer…) promettent d’être délicieux et le parcours très sympa à regarder ! Cependant le temps, lui ne semble pas vouloir être de la partie : il paraitrait qu’il va faire beau toute la semaine mais que ce samedi risque d’être partiellement couvert voir pluvieux ! (bon ok si il pleut on sera mouillé que pour 50 minutes ou moins… Enfin j’espère !)

II n’est plus possible de s’inscrire sur top chrono (qui s’occupe du chronometrage…) mais il semble que les inscriptions sur place soient toujours possibles si certains d’entre vous se sentent de venir tâter la butte Montmartre !

J’aurai une pensée bien particulière pour tous les amis courant l’ecotrail… (Maya, Bastien, cédric, Lamiricoré, Runonline et j’en oublie peut être !) En espérant voir les autres sur la course :-) (je crois que Jahom nous fera d’ailleurs l’honneur d’une séance photo !)

A samedi !

24.03.11



Les Foulées du Tertre : Compte Rendu de montée !
La course du tertre est bien une course familiale très conviviale ! Ça, vous pouvez en être sûrs !Samedi matin après un lever difficile, je suis parti faire quelques courses pour faire des macarons. Quel rapport vous allez me demander… et je vous répondrai qu’il n’y en a aucun, si ce n’est que leur confection m’a presque mis en retard pour mon départ pour la course du tertre (voir mon autre billet) !En route vers 13h30, j’arrive sur place pour 14h10 environ. L’animation est déjà au rendez-vous autour de l’église Saint Pierre de Montmartre. C’est vraiment l’organisation des familles… on récupère son dossard dans une salle comble, pas d’épingle à nourrice… on se débrouille comme on peut.Le temps a décidé d’être de la partie finalement, et je pense en particulier à ce moment là aux écotrailer… qui doivent bénir le ciel de sa clémence (non c’est pas l’église qui me donne ce ton lyrique !)Je me change, découvre le paquet cadeau de la course et son t-shirt en coton (qui va probablement finir sa vie en Birmanie au prochain décollage humanitaire… il servira plus là bas que dans mon placard) et je pars m’échauffer… je croise Philippe, muni de son appareil photo avec un magnifique objectif Sigma 70-300. (Le 300 me rend jaloux le mien n’est “qu’un” 19-200) Je sais déjà qu’il va faire de belles photos de la course.Je suis très touché de sa présence, il n’avait aucune obligation à venir, et c’est par simple solidarité runnosphèrienne (je suppose) qu’il est venu ! En tout cas merci ! Ton soutien m’a été précieux !
Le départ est donné vers 15h00, au milieu des touristes, des badauds et des curieux. Les policiers tentent tant bien que mal de faire comprendre à tout ce petit monde qu’il vaudrait mieux pour tous qu’ils évident de traverser n’importe comment et la circulation est assurée par un nombre relativement important de bénévole.Le départ est tiré au coup de feu (oui oui !) et les 500 coureurs s’élancent dans la première descente !Ma chaussure ne s’est pas enlevée cette fois-ci, et j’étais plutôt bien placé proche de la ligne de départ virtuelle (aucune ligne visible ne signale le départ). Je me retrouve à voir la tête de course après les quelques premières encablures. Je sais que je ne pourrai pas suivre le rythme de la tête de course mais c’est tout de même rassurant de ne pas être complètement dans les choux au bout de 250 mètres ! La première montée commence à écrémer le peloton et 1,5km plus loin, au milieu du premier tour, je me retrouve déjà assez seul. Impossible de me protéger du vent ou de trouver un coéquipier avec qui courir. Le premier tour est marqué par une organisation pas encore complètement étanche aux voitures… obligé de slalomer dans une descente entre une mobylette, un scooter et deux voitures, qui se feront bien engueuler par les forces de l’ordre (logique !)
Le parcours n’en fini pas de descendre et déjà j’ai peur de la remontée vers le sacré-cœur. Le dernier kilomètre du tour est intégralement en monté… et on sent les jambes lourdes. Mon coach m’a demandé de ne pas dépasser une côte 6 (sur une échelle de 1 à 10)… je sais déjà que la montée me mettra plus haut, mais tant pis, je suis là pour me faire plaisir.Me voila au bout des 3,5km à passer devant le sacré-cœur, et Philippe est là pour me soutenir et m’encourager ! Je passe ce premier tour en 12 minutes… c’est rapide… très rapide !Comme à mon habitude, j’ai soif, très soif… et ça se voit… la bave blanche du crapaud n’atteint pas le haut de la bute sans cracher -beurk-.Je saisi au vol un gobelet tendu par un gai-luron en uniforme de garde révolutionnaire au tambour… et peut boire une gorgée… Le ravitaillement est cette fois-ci bien placé, mais la descente qui s’enchaine à la suite ne permet pas vraiment de boire… on s’humidifie la bouche tout au plus.
Le deuxième tour est laborieux et je me fais dépasser par un groupe de 3 personnes. Je n’y prête pas attention, je ne suis pas là pour la performance, simplement pour prendre du bon temps.Une descente, une montée, je croise deux fois Caroline qui filme mes passages. On rattrape déjà les concurrents les plus lents… et la montée interminable… interminable… qui nous met minable…Ma mère, dévouée elle aussi, me tend un gobelet d’eau à mon deuxième passage devant l’église.
Et le troisième et dernier tour arrive.Une longue descente… des petits faux-plats… des relances… le parcours est très difficile, très technique… je dirais même stratégique. Il faut savoir se reposer en gagnant du temps dans les descentes pour pouvoir le reperdre dans les montées… Et les faux plats ne sont vraiment pas là pour aider.Je me fais à nouveau dépasser à deux reprises pendant ce dernier tour : une fois à 2km de l’arrivée l’autre fois à 600 mètres de la ligne. Je me dis que j’ai vraisemblablement servi de lièvre pendant 4/5 km (mes oreilles ne me trompent pas : logique pour un lièvre).250 mètres avant l’arrivée, je suis incapable de m’empêcher de lancer un sprint. Je rattrape aisément le deuxième concurrent qui m’avait mis 10 mètres, je le sens prêt à en découdre… Il lâche également son sprint. On ne devrait pas parler de sprint mais de slalom tellement la population est dense (beaucoup de participants finissant leur deuxième tour…). Mon système anaérobie déclenché, je rattrape sur la ligne le concurrent des 2km… ne pouvant m’arrêter au passage des tapis de chronométrage je me dirige droit vers le stand boisson.Je prends quelques secondes pour me remettre de mes émotions… Et je veux regarder mon temps : je m’aperçois que mon sportband est en pause depuis le 3ème kilomètre… j’ai dû le faire taper contre le cardio dans une descente… je n’ai donc ni mon temps, ni le kilométrage (qui n’aurait de toute façon pas été très précis vu le profil de la course).
Un concurrent me tape dans le dos et s’exclame : “comment on appelle une remontée comme ça ?” C’est le “client” des deux kilomètres… je rigole “un sprint” !Je suis rapidement rejoint par Philippe, ma compagne et ma mère… l’ambiance est généreuse et conviviale…J’apprends dans l’heure qui suit (sans aller à la remise des prix) que je fini 25ème au général, 17ème dans ma catégorie en 39’01”. J’attends maintenant de voir si le nombre de points du Paris Running Tour va être mis à jour !Le panaché est mérité… et comble ma soif !Je remercie en particulier Philippe : il a publié une grosse centaine de photos sur flicker, et Caroline pour ses vidéos… (je posterai les vidéos un peu plus tard)
crédit photo : jahomautre lien vers des photos : Athlepix

Les Foulées du Tertre : Compte Rendu de montée !

La course du tertre est bien une course familiale très conviviale ! Ça, vous pouvez en être sûrs !
Samedi matin après un lever difficile, je suis parti faire quelques courses pour faire des macarons. Quel rapport vous allez me demander… et je vous répondrai qu’il n’y en a aucun, si ce n’est que leur confection m’a presque mis en retard pour mon départ pour la course du tertre (voir mon autre billet) !
En route vers 13h30, j’arrive sur place pour 14h10 environ. L’animation est déjà au rendez-vous autour de l’église Saint Pierre de Montmartre. C’est vraiment l’organisation des familles… on récupère son dossard dans une salle comble, pas d’épingle à nourrice… on se débrouille comme on peut.
Le temps a décidé d’être de la partie finalement, et je pense en particulier à ce moment là aux écotrailer… qui doivent bénir le ciel de sa clémence (non c’est pas l’église qui me donne ce ton lyrique !)
Je me change, découvre le paquet cadeau de la course et son t-shirt en coton (qui va probablement finir sa vie en Birmanie au prochain décollage humanitaire… il servira plus là bas que dans mon placard) et je pars m’échauffer… je croise Philippe, muni de son appareil photo avec un magnifique objectif Sigma 70-300. (Le 300 me rend jaloux le mien n’est “qu’un” 19-200) Je sais déjà qu’il va faire de belles photos de la course.
Je suis très touché de sa présence, il n’avait aucune obligation à venir, et c’est par simple solidarité runnosphèrienne (je suppose) qu’il est venu ! En tout cas merci ! Ton soutien m’a été précieux !

Le départ est donné vers 15h00, au milieu des touristes, des badauds et des curieux. Les policiers tentent tant bien que mal de faire comprendre à tout ce petit monde qu’il vaudrait mieux pour tous qu’ils évident de traverser n’importe comment et la circulation est assurée par un nombre relativement important de bénévole.
Le départ est tiré au coup de feu (oui oui !) et les 500 coureurs s’élancent dans la première descente !
Ma chaussure ne s’est pas enlevée cette fois-ci, et j’étais plutôt bien placé proche de la ligne de départ virtuelle (aucune ligne visible ne signale le départ). Je me retrouve à voir la tête de course après les quelques premières encablures. Je sais que je ne pourrai pas suivre le rythme de la tête de course mais c’est tout de même rassurant de ne pas être complètement dans les choux au bout de 250 mètres ! La première montée commence à écrémer le peloton et 1,5km plus loin, au milieu du premier tour, je me retrouve déjà assez seul. Impossible de me protéger du vent ou de trouver un coéquipier avec qui courir. Le premier tour est marqué par une organisation pas encore complètement étanche aux voitures… obligé de slalomer dans une descente entre une mobylette, un scooter et deux voitures, qui se feront bien engueuler par les forces de l’ordre (logique !)

Le parcours n’en fini pas de descendre et déjà j’ai peur de la remontée vers le sacré-cœur. Le dernier kilomètre du tour est intégralement en monté… et on sent les jambes lourdes. Mon coach m’a demandé de ne pas dépasser une côte 6 (sur une échelle de 1 à 10)… je sais déjà que la montée me mettra plus haut, mais tant pis, je suis là pour me faire plaisir.
Me voila au bout des 3,5km à passer devant le sacré-cœur, et Philippe est là pour me soutenir et m’encourager ! Je passe ce premier tour en 12 minutes… c’est rapide… très rapide !
Comme à mon habitude, j’ai soif, très soif… et ça se voit… la bave blanche du crapaud n’atteint pas le haut de la bute sans cracher -beurk-.
Je saisi au vol un gobelet tendu par un gai-luron en uniforme de garde révolutionnaire au tambour… et peut boire une gorgée… Le ravitaillement est cette fois-ci bien placé, mais la descente qui s’enchaine à la suite ne permet pas vraiment de boire… on s’humidifie la bouche tout au plus.

Le deuxième tour est laborieux et je me fais dépasser par un groupe de 3 personnes. Je n’y prête pas attention, je ne suis pas là pour la performance, simplement pour prendre du bon temps.
Une descente, une montée, je croise deux fois Caroline qui filme mes passages. On rattrape déjà les concurrents les plus lents… et la montée interminable… interminable… qui nous met minable…
Ma mère, dévouée elle aussi, me tend un gobelet d’eau à mon deuxième passage devant l’église.

Et le troisième et dernier tour arrive.
Une longue descente… des petits faux-plats… des relances… le parcours est très difficile, très technique… je dirais même stratégique. Il faut savoir se reposer en gagnant du temps dans les descentes pour pouvoir le reperdre dans les montées… Et les faux plats ne sont vraiment pas là pour aider.
Je me fais à nouveau dépasser à deux reprises pendant ce dernier tour : une fois à 2km de l’arrivée l’autre fois à 600 mètres de la ligne. Je me dis que j’ai vraisemblablement servi de lièvre pendant 4/5 km (mes oreilles ne me trompent pas : logique pour un lièvre).
250 mètres avant l’arrivée, je suis incapable de m’empêcher de lancer un sprint. Je rattrape aisément le deuxième concurrent qui m’avait mis 10 mètres, je le sens prêt à en découdre… Il lâche également son sprint. On ne devrait pas parler de sprint mais de slalom tellement la population est dense (beaucoup de participants finissant leur deuxième tour…). Mon système anaérobie déclenché, je rattrape sur la ligne le concurrent des 2km… ne pouvant m’arrêter au passage des tapis de chronométrage je me dirige droit vers le stand boisson.
Je prends quelques secondes pour me remettre de mes émotions… Et je veux regarder mon temps : je m’aperçois que mon sportband est en pause depuis le 3ème kilomètre… j’ai dû le faire taper contre le cardio dans une descente… je n’ai donc ni mon temps, ni le kilométrage (qui n’aurait de toute façon pas été très précis vu le profil de la course).

Un concurrent me tape dans le dos et s’exclame : “comment on appelle une remontée comme ça ?” C’est le “client” des deux kilomètres… je rigole “un sprint” !
Je suis rapidement rejoint par Philippe, ma compagne et ma mère… l’ambiance est généreuse et conviviale…
J’apprends dans l’heure qui suit (sans aller à la remise des prix) que je fini 25ème au général, 17ème dans ma catégorie en 39’01”. J’attends maintenant de voir si le nombre de points du Paris Running Tour va être mis à jour !
Le panaché est mérité… et comble ma soif !

Je remercie en particulier Philippe : il a publié une grosse centaine de photos sur flicker, et Caroline pour ses vidéos… (je posterai les vidéos un peu plus tard)

crédit photo : jahom
autre lien vers des photos : Athlepix

28.03.11



Le Marathon de Paris : Quel pied intégral

Il y a quelques semaines, Bastien a gagné sur Jiwok un dossard pour le Marathon de Paris. Ne pouvant être sur la capitale ce jour là, et après quelques hésitations de ma part, il me l’a donné ! Merci beaucoup Bastien : grâce à toi j’ai vraiment passé une très belle journée.

David était en plein entrainement depuis plusieurs semaines pour boucler son Marathon sous les trois heures. Il m’a dit une fois “si tu le fais, je vais avoir la pression, va falloir que je me bouge” et j’ai retâter le terrain en lui disant que ça ne faisait pas partie de mes objectifs de l’année ce marathon de Paris, même si je récupérais un dossard, la réponse “oui mais même, le fait de savoir que tu seras là…” J’ai donc soigneusement choisi de ne pas lui dire que Bastien m’avait gentiment donné son dossard… Et jusqu’à la ligne d’arrivée, David n’a rien remarqué, mission accomplie !

J’étais quand même dans le doute : on s’est entrainé deux fois la semaine dernière ensemble, genre sortie longue de 27km et une sortie de 8km, curieux pour pour faire des 10km :) j’ai le même plan que lui exactement ! Curieux aussi le régime dissocié ! Mais la ruse à tenue…

Elle a tenue, mais pas devant tout le monde : c’était un secret de polichinelle pour certains ! Virginie était dans la confidence, et David Leurion, le podologue l’était aussi, tout comme Bastien bien évidemment… et en fait quasiment toute la runnosphere… Lors de la dernière Pasta Running Party, j’ai rougi comme une tomate lorsque Nicolas (alias Noostromo) m’a demandé “et toi tu le cours dimanche ?” avant d’ajouté “de toute façon j’ai regardé ton numéro de dossard !”. Et Maya d’en rajouter le lendemain : “je vois le marathon dans ton calendrier Google, c’est normal ?”. Hum !

J’avais donc un beau dossard rouge 3h00, mais Baptiste mon coach m’interdit formellement lors du Running Expo de faire moins de 3h20… il me demande de mettre le frein à main sévère, le Marathon n’est pas un objectif de cette année, je suis là pour me faire plaisir ! Il ne faut pas oublier les 10 000m qui arrivent à grand pas (le premier dans 3 semaines seulement !)

Levé à 5h30, après s’être couchés à 23heures… comment ai-je fais pour me coucher si tard une veille de marathon ?! Toujours est-il que le levé est difficile mais supportable. J’avais préparé la veille mon Gatosport au Spéculoos (qui est ma foi très réussi). J’avais préparé la veille l’ensemble des affaires que je pensais emporter, mais sans en faire vraiment le tri. J’ai choisi de faire le marathon en autonomie totale : j’ai donc pris mon Salomon Advanced Skin XT S-Lab rempli d’un litre d’eau environ, un gel Mulebar Appel Strudel, 2 antioxydants Overstims Abricot Pêche, 1 Energix Vanille, 1 Energix fruit des bois, un coup de fouet et un sprint air (tout ça ! mais j’ai pas tout consommé !). Vers 7h35 Caro se lève pour refaire mon strapping du tendon d’Achille qui était vraiment trop serré (mon running de 20 minutes de la veille m’a bien servi à le jauger…). Et me voila parti vers 8h00 en route pour le grand départ. Quelques touristes aiguillés dans le métro, me voila à George V. Et je m’échauffe.

Je rentre dans le sas 3h en escaladant la barrière, le sas des privilégiés refusant de faire entrer les trois heures, ce qui aurait été beaucoup plus pratique… je grimpe donc  au dessus des barrières, et me voila fin prêt pour le départ. GPS OK, shoe Pod Ok, heartrate monitor ok… Nike Sportwatch Ready to GO !

 Le départ est lancé et je ne me rend pas encore bien compte de ce qui va se passer pendant ce marathon. Je passe la ligne de départ quelques 50 secondes après le coup de pistolet (donné cette année par l’ambassadeur du Japon après 1 minute de silence pour les victimes du cataclysme). Dans la descente de l’avenue des champs Elysée, je prends quelques secondes pour me retourner, un des coureur dans le sas de départ me l’avait conseillé. Et là, je commencer à réaliser ce que c’est que d’être sur un “grand” marathon. Je comprend cette sensation d’être en bas d’une des plus belles avenues du monde, de la voir remplie de coureurs et de se dire : “on est là, tous ensemble, différents, mais réunis pour une même course”. J’ai le sourire au lèvre, ce sourire ne me quittera pas avant le soir, et le moment où je me suis endormi. Le premier kilomètre est avalé en 4’19”.

Nous voila place de la concorde, rue de Rivoli, on avale les tuileries. Je me place à gauche, et j’ai la bonne surprise de voir Caroline et Mireille au croisement du boulevard Sébastopol et de la Rue de Rivoli. Premiers soutiens, sourire continue… tout va bien. Et une première vidéo !

J’arrive place de la Bastille et je double sous l’arche de chronométrage des 5 kilomètres une des associations porteuse d’enfants.
On me voit d’ailleurs très bien sur France trois ! (à droite de l’écran parmi les hommes en orange en train de slalomer !)

500 mètres après la bastille je remarque le maillot d’un Front Runner, l’association qui a organisé la course de la Saint Valentin, je me rapproche pour dire bonjour et merci dans l’euphorie… et nous nous mettons à bavarder tranquillement. Tellement tranquillement que nous arrivons déjà à l’entrée du bois de Vincennes. Jean-Pierre me dit que les pompoms girls des frontrunner seront de la parties à deux endroits au moins ! Et ça ne manque pas… un ravitaillement plus loin plein de pompoms en trans ! (jeu de mot pourri certes). Le bois de Vincennes est assez calme et sa traversée pour moi n’est marquée que par la présence dérangeante d’un coureur déjà en détresse, nous sommes au 14ème kilomètre et la couverture de survie est déjà de sortie. Je suis très triste pour ce coureur.

Jean-Pierre et moi sortons du bois de Vincennes sur les bases d’un 3h12 environ, ce qui me convient très bien… On ne sait pas ce que la fin d’un marathon nous réserve, mais je suis tellement bien que je n’y crois absolument pas et au pire si je craque je m’arrête… mais tout va bien.

La sortie du bois par Charenton me réserve deux surprises : tout d’abord mes supportrices préférées sont là pour m’encourager ! Surprenant, je ne m’y attendais pas du tout à cet endroit là ! Quel réconfort ! Je souris, je suis à l’aise. Et ça nous donne une nouvelle vidéo ! On y voit d’ailleurs égalent un Jean-Pierre souriant !
Quelques hectomètres plus loin, j’ai la joie de croiser mon grand pote Stéphane, qui s’est levé spécialement lui aussi pour venir voir défiler le marathon ! Quelle chance de le croiser là, c’était bien sympa !

Nous voilà avenue Daumesnil et le semi-marathon est en vue. Nous passons à ma montre à 1h35’15” sous l’arche. Jean-Pierre se ravitaille dès qu’il peut alors que je file devant. Je commence à regarder comment gérer “l’attente” à la sortie des ravitos. Je regarde derrière moi, j’encourage, et hop on reprend au bon train.

Le deuxième passage sur la place de la bastille est magique ! Tout ce monde qui est maintenant massé tout autour de nous, toute cette foule ! C’est impressionnant d’émotions ! Je souris, je ris, je prends énormément de plaisir. Je ne souffre pas de la chaleur, car ma poche source me permet de m’humidifier la bouche dès que j’en ai envie. Et une ou deux petite gorgées tous les deux kilomètres, c’est très efficace. Je préfère largement ça à l’obligation de se ravitailler tous les 5km.
Le boulevard Bourdon est un entonnoir de supporter ! Génial ! On est encouragés, soutenus.

C’est au ravitaillement proche de la station de Sully-Morlan que je perds Jean-Pierre, je file en allégeant ma foulée dans la première descente vers les quais de Seine. La température commencer à forcer et l’ombre est toujours la bienvenue. Sous le pont au change, je reconnais un ami que je ne m’attendais pas à voir : Pierre-Olivier ! Je pense que je l’ai surpris en lui tapant sur l’épaule comme ça ! Mais c’était assez magique de le croiser dans cette situation inattendue !

Je suis rejoins par un des meneurs des 3h15 juste avant le grand tunnel. Et je comprends que j’ai légèrement levé le pied depuis quelques kilomètres (que j’ai d’ailleurs fais en 4’40”), je relance un peu l’allure me sentant repousser des ailles. Mais les à-coups des tunnels sont fatigants, il faut vraiment se relâcher dans la descente, s’économiser dans la montée en faisant de plus petites foulées, et relancer en sortie de tunnel…

Vers le 27ème kilomètre l’ARC est postée avec une petite fanfare ! Je les encourage à mon tour par un bons “Aller l’ARC !” Mes pulsations sont toujours aussi basses : 158, je suis vraiment bien, et je comprends que l’enjeu du marathon ne va pas être de finir, mais de bien finir en aidant les autres à bien finir. Place du Trocadéro un stand massage, j’hésite un instant à m’y arrêter : mes cuisses sont assez douloureuses depuis près de 15 kilomètres. Habituellement ce ne sont pas ces muscles qui m’offrent de la douleur, mais plutôt mes mollets… curieux !

Passage devant la maison de la radio, la foule est ici bien trop tranquille ! Une foule qui n’encouragerait pas les coureurs que je vois souffrir ! Ah ça non, ça ne va pas du tout ! Je pousse donc mon premier “Allerrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr !”. La foule me répond ! C’est bon j’ai compris ! Ca va être question réponse sur 12 kilomètres ! Génial ! “Alleeeeeeeeeeeeer !” — “Alleeeeeeeeeeeeeer !” cool ça marche la foule qui pousse à nouveau les coureurs ! c’est top !

Les 30 - 33ème kilomètres sont fatals à beaucoup : je vois énormément de coureurs s’arrêter, marcher, souffrir n’en plus pouvoir : je me retourne : j’encourage, je tape dans le dos : je relance ! aller ! Aller on y va ! Plus que 10 kilomètres, facile! On y va les gars ! Dans 45 minutes c’est fini ! Dans 45 minutes vous êtes sur la ligne.

Le stade de Roland Garros : première fois que j’en approche si près ! Je n’ai jamais vu un match de tennis, les travaux vont bon train ! J’entre dans le bois de Boulogne, les ailes poussent le long de mon dos, je suis toujours aussi bien ! Je croise à nouveau Caroline et Mireille : un main qui se tend je la tape ! C’est l’esprit et la joie dans laquelle je suis ! ce qui nous donne cette vidéo !

Me voila dans Boulogne au 36ème : plus que 6 km ! Et là magie encore ! Je harangue les foules, il faut encourager tous ces runners qui ont du mal à poursuivre leurs efforts ! Il faut les pousser à continuer ! Je croise Nicolas et Clara au 37ème km que je surprends ! je suis dans un état second d’ébriété de course pleine d’adrénaline ! Cette rencontre me vaut une magnifique photo ! Je cours même à l’envers pour quelques mètres pour profiter d’eux !

Juste après le 37ème, j’encourage encore quelques runners en perdition et l’un d’eux réagit ! Il ne parle pas français ! Je commence donc à entamer la conversation en anglais : Mathew vient de Londres. Il est fatigué : je l’encourage et lui demande quel temps il vise. Ce sur quoi il me répond qu’il veut se qualifier pour Londres (non : pas les JO) en moins de 3h10. Je lui répond donc aller, vient on va aller les chercher les 3h10. Je prends donc un gel (et fait tomber mon Mule bar ! :( ) Et je me lance un peu. On allège encore la foulée ! On est bien ! Matt parfois se perds un peu derrière moi, je crie alors pour qu’il me rejoigne. Il fait l’effort à chaque fois. Je ne baisse pas le rythme et l’encourage “Come on man, we’ll make it”. Il sourit, fatigué. Nous passons le 38ème kilomètre, plus que 4 et il nous reste 19 minutes pour remplir l’objectif ! “Facile” ! Tout s’enchaine vite, les kilomètres ne se sentent plus c’est l’euphorie de l’arrivée qui pointe son nez.

A plusieurs reprise je lance des “Allerrrrrrrrrrrrrr” pour faire réagir la foule ! Et tant que ça ne bouge pas je continue ! J’y perdrais presque mon souffle mais qu’importe, je suis là pour le plaisir ! Mais qu’importe, le plaisir est au rendez-vous, c’est magique ! Les deux derniers kilomètres, mon sac est quasiment vide de son eau. Je peux donc me laisser aller. 41km… je vole. La place Dauphine est au bout, je lance de belles et longues foulées ! Je crie à la place de s’agiter, de s’émouvoir de ces coureurs ! “Alleeeeeeeeeeeer” “Alleerrrrrrrrrrrrrrrrr” ! Le sprint final se fini sur la ligne par une révérence aux photographes et en tapant dans la main de la mascotte ! Je suis ému au larmes, le sourire est grand ! Je me précipite déjà presque en trottinant vers la sortie. Je suis félicité par Matt qui m’a promis de me recontacter, et alpagué par un autre coureur qui me remercie d’avoir lancer la foulée, il a pu m’accrocher pour finir sous les 3h10.

Je m’empresse de rejoindre le repère R comme Runnosphere ! Je vois un David fatigué, et la question fatidique tombe : “Alors ?” Alors 2h59’05” ! Je suis tellement heureux ! l’objectif est atteint malgré la souffrance et la douleur, malgré l’arrêt et les blessures ! Salvio, Philippe, Christophe, les parents de David, et Virginie sa groupie ! (qui a largement pris soin de moi cette semaine en respectant à la lettre mon régime dissocié !). Les étirements vont bon train ! Je suis rejoint par Caro et Mireille…
David et moi n’avons pas encore eu le temps de partager complètement l’euphorie des moments passés, mais nous savons déjà qu’il y aura sans doute des moments d’euphorie à venir.

J’ai déjà hâte de m’élancer sur d’autres défis, plus fous, plus beaux, plus vite, plus haut… Mais je rêve encore.

Nous nous en allons 45 minutes plus tard après avoir déjà partagé un peu chacun notre course. Je regrette de n’avoir pas vu Seb, Greg et Mathes

Le repas du midi a été quand même bien appréciable : Cochon de lait sauce aux champignons avec ses pommes de terres, et un biscuit chocolat-praliné, avec de la crème de Marron (c’était au chien qui fume en face des halles et c’était délicieux) !

Le résultat donc : 3:09’34” réel 3:10’24” officiel

Merci donc à :
Caroline pour les photo/vidéo/bisous à l’arrivée
Mireille pour les cris, les “c’est tout bon”, mais pas les photos (quoi que la seule que tu as réussi à prendre est géniale…)
David… il y a trop de chose à dire… trop de choses qui passe pour les résumer
Jean-Pierre des Front runner : grâce à toi, j’ai pris beaucoup de plaisir à avancer à un rythme sain en début de course
Stéphane : la prochaine fois c’est moi qui vient t’encourager, ou te servir de lièvre sur un marathon !
Pierre-Olivier ! La bonne surprise
Clara et Nicolas pour la magique photo où ça plane pour moi !
Virginie : ma presque nutritionnistes !
Salvio et Philippe pour le super moment à l’arrivée
La Runnosphere ! (Sans vous on ferait rien)
Et je félicite aussi :
Sebastien
Mathes
Greg
Tous les autres marathoniens !

11.04.11